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Mon Interview dans le Journal de Saône-et-Loire d’aujourd’hui

Posté le 16 sept 2010 dans A la Une

Vous trouverez ci-dessous mon interview dans le journal de Saône-et-Loire du 16 septembre 2010.

Il s’agit d’une petite revue, dans le détail, des sujets d’actualité locale et nationale.

Bonne lecture !

Vous êtes rapporteur de la loi Loppsi II sur la sécurité. Un amendement visant à réduire les délais nécessaires pour récupérer les points perdus du permis de conduire a été adopté par le Sénat. Pourquoi ?

M. FOUCHE, qui a présenté le texte, constate qu’un nombre croissant de Français conduit sans permis, notamment pour exercer leur métier. La famille peut également être pénalisée, et je prends l’exemple concret d’une famille dont l’enfant handicapé ne pouvait plus être emmené au CAT. Personnellement, je me demande s’il ne faut pas revenir au champ d’application originel du permis blanc. Il a le mérite de responsabiliser le fautif. Il doit présenter son cas devant le procureur et sait qu’une nouvelle infraction suspendrait totalement son permis. De plus, il effectue une peine, puisque son droit de prendre le volant est soumis à des créneaux horaires. L’amendement va passer devant l’Assemblée : soit il est adopté et applicable, soit il revient devant une commission mixte composée de députés et de sénateurs.

La commission des lois du Sénat a rejeté les amendements du gouvernement portant sur les peines planchers, les mineurs et l’aggravation des peines pour meurtre de policiers. Un désaveu de la politique présidentielle ?

Ils ont été acceptés ! Je vous explique. Le gouvernement a repris les propos de Nicolas SARKOZY lors de son discours de Grenoble, et trois amendements sont arrivés à la Commission des lois du Sénat, qui les a effectivement rejetés. Ils ont aussi été rejetés en séance publique, où le vote était divisé en trois : la gauche, qui est bien sûr ravie de l’insécurité nationale actuelle et accepte qu’un récidiviste puisse tranquillement se balader dehors ; il y avait d’un autre côté l’union centriste refusant de toucher à la loi pénitentiaire une nouvelle fois ; puis enfin les UMP, qui souhaitaient simplement que la loi précise les propos du Président. La commission a donc précisé et ajouter le mot « guet-apens », pour que les peines planchers s’appliquent à toute personne ayant la volonté de tuer ou tenterait un guet-apens contre les forces de l’ordre et agents de la sécurité. Le texte voté le mercredi est largement passé le jeudi, ce n’était pas un vote de défiance.

La droite est partagée sur les décisions sécuritaires d’Eric BESSON, Brice HORTEFEUX et donc Nicolas SARKOZY. Les soutenez-vous ?

Vous évoquez les Roms. Aujourd’hui, on expulse des gens sur décision de justice, lorsqu’il y a occupation illégale d’un terrain privé, y compris sur demande d’élus de gauche d’ailleurs. On ne peut pas expulser n’importe qui, comme ça. Mais qui accepterait qu’un ministre ne respecte pas les décisions de justice ? Nous avons eu le cas avec des gens du voyage sur le parcours Papa à Mâcon, où j’ai saisi le procureur. S’ils n’avaient pas quitté ce lieu sous 48 heurs comme l’avait décidé le juge, la force publique serait intervenue.

Un collectif critique le futur plan de circulation et doute de la sincérité des réunions de concertation. Qu’en pensez-vous ?

On parle d’un mouvement spontané, dont le président est aussi un des chefs de file de la section socialiste locale. Je n’attache aucune valeur à ce collectif. Ecoutez, lorsque Gérard COLON organise des réunions dans différents quartiers de la ville, il faut bien discuter sur quelque chose de concret. Un cabinet extérieur a donc esquissé un plan de circulation. Je n’ai jamais dit que nous l’accepterions. J’entends des reproches sur l’engorgement de la rue Rameau, qui serait la seule entrée du centre ville. Mais c’est déjà la seule entrée pour les voitures venant du Nord. Et quelle route ferme t-on ? Aucune. Il n’y a pas de trottoir actuellement et nous allons en mettre. Ils ne veulent pas de cette sécurisation ? Je leur rappelle que Courtois n’est pas candidat aux cantonales, mais je comprends que certains aient intérêt à bouger car ils n’ont rien foutu pendant 6 ans, et ces élections arrivent… Nous, on trouvera un plan satisfaisant pour 90% des Mâconnais, nous ne sommes pas pressés.

L’entreprise Freudenberg pourrait supprimer 16 postes à Mâcon, quelle est votre position ?

Nous allons regarder cela, mais les salariés et le patronat savent que mon bureau est ouvert.

Pour les élections cantonales 2011, soutenez-vous la candidature UMP de Patrick Buhot à Mâcon Centre, lui qui est adjoint au maire de Charnay, dont le fils Laurent Voisin voudrait aussi se présenter ?

J’attends les négociations du comité départemental, qui va choisir le candidat. Mes soutiens viendront après.

On parle aussi de votre adjoint à la culture Hervé Reynaud ?

(il coupe en plaisantant)

A la mairie ?

Non, au Sud ?

Il y aura un candidat UMP. Vous en saurez sans doute plus lors de ma rentrée parlementaire du 7 octobre au Tinailler d’Aine, à Azé.

Interview réalisée par Anthony DEFOIS

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